Voici quatre anecdotes relatives aux moulins de Vermelles provenant de textes des archives départementales :
1 – EN 1753, le propriétaire du moulin (le seigneur d’Assignies) et le meunier (Maître Canion) sont en désaccord. Le meunier a une dette envers le seigneur. Celui-ci fait saisir le cheval du meunier et le vend pour payer l’amende.
De son côté, le meunier assigna le dit seigneur devant le Conseil des Provinces d’Artois le 14 février 1753 car aucun titre ne justifiait la saisie du cheval.
Entre temps Messire Charles d’Assignies décédait. Et c’est son gendre, Ferdinand Comte de Lannoy et du Saint Empire, époux de Marie Françoise d’Assignies qui reprit ses faits et causes dans l’instance. Six ans plus tard, en 1759, le Conseil d’Artois rendit son jugement en formulant ainsi sa sentence :
« Nous maintenons Ferdinand, Comte de Lannoy et du Saint Empire, dans la banalité du moulin ; faisons défense aux habitants de Vermelle de faire moudre leur grain à un autre moulin qu’à celui du dit Comte de Lannoy ; faisons pareillement défendre au dit Canion de quetter les grains dans le village et d’y porter les farines ; condamnons le dit Jean Baptiste Canion, corps et communauté de Vermelle au dépens envers Ferdinand Comte de Lannoy ».
Et c’est ainsi que les habitants de Vermelles durent payer à titre d’amende au seigneur de Lannoy la somme de 96 livres et 6 deniers (1085 euros actuels). Mais l’histoire se charge de régler ses comptes : le Comte de Lannoy quitta le pays dans les premiers jours de la Révolution et la totalité de ses biens fut vendue au titre des biens confisqués aux émigrés. Et le moulin fut racheté par Louis Pronier.
2 – EN 1785 est mentionnée la prisée (inventaire d’une succession) du moulin à huile de Vermelles. L’acte est rédigé par Maître Eustache Gourdain, notaire, qui est repris dans le tabellion (ensemble des actes notariés) de La Bassée.
3 – EN 1790 dans un procès-verbal du 29 janvier, il est mentionné que « sur le territoire de Vermelle un moulin à faire de l’huil appartient au sieur Pronier ».
4 – EN 1796 le 15 de pluviôse de l’an 4 de la République, Jean François Hermant, meunier, adresse au district une pétition : « Le sieur Hermant expositive qu’il a une étaque défectueuse à son moulin, pourquoi il demande que l’administration lui permette d’amboiser une dans le bois de Richebourg ».
Petit rappel : L’an 4 va du 23 septembre 1795 au 21 septembre 1796.
Les mois révolutionnaires sont :
- vendémiaire, brumaire, frimaire en automne
- nivôse, pluviôse, ventôse en hiver
- germinal, floréal, prairial au printemps
- messidor, thermidor, fructidor en été

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