La Poste de Vermelles en 1907
Avant la première guerre mondiale la Poste de Vermelles se situait au 9 de la rue de Lens (actuelle rue Henri Duquesne).
Administré par Eugènie MALAHIEUDE, la receveuse en titre, et par son employée Elisa BOULINGUEZ, l’office assurait essentiellement la distribution du courrier grâce à ses deux facteurs, Charles THILLIEZ et Georges HERTZ. »

Les marchés
Par un arrêté en date du 21 octobre 1863, le Conseil général du Pas-de-Calais donne un avis favorable à la demande formée par le Conseil municipal de Vermelles dans le but d’obtenir l’établissement dans notre commune d’un marché hebdomadaire pour l’approvisionnement et la vente des légumes, beurre, fruits, volailles et autres comestibles.
Ce marché se tiendra sans discontinuer chaque samedi matin jusqu’au déclenchement de la première guerre mondiale.
Il renaîtra le 27 juin 1925 au milieu des décombres et des chantiers de reconstruction de notre village.
Le marché restera hebdomadaire après le second conflit mondial mais se tiendra chaque lundi matin sur la place de la République

L’église St Pierre
A l’heure où la municipalité a entamé des travaux de réfection au sein de notre église communale, voici quelques photos montrant à quoi elle ressemblait avant la première guerre mondiale.





Les rues de Vermelles avant 1914









1906 Grève des mineurs







Le 10 mars 1906, la catastrophe de Courrières fait un grand nombre de victimes et suscite une vague d’émotion et de colère sans précédent dans le Bassin Minier. Elle est aussi le déclencheur d’un mouvement de grèves très important, révélateur de conditions de travail inhumaines et de cadres de vie scandaleux et insupportables.
Le 21 mars ils sont plus de 50 000 grévistes. A la suite du Congrès tenu la veille à Lens, Basly et Lamendin, les délégués syndicaux, restent fermes sur leurs positions.
La violence de certains extrémistes contre les non-grévistes est systématiquement utilisée par les compagnies patronales et le gouvernement Clémenceau comme prétexte pour écraser les combats ouvriers et leurs revendications.
Vermelles n’y échappe pas : les fosses 3 et 4 ainsi que les corons du Rutoire et du Philosophe sont occupés par la troupe.
1909 – NOCES DE DIAMANT

Henry Joseph DEBRABANT est né le 14 février 1825 à HASNON dans le Nord.
Sophie NORMAND est elle née le 21 mars 1828 à TRITH-SAINT-LEGER.
Henry est employé aux mines de DENAIN. Là il y rencontre Sophie et les deux jeunes gens décident d’unir leurs destins. Leur mariage est célébré le 9 mars 1848 à DENAIN. De cette union naîtront quatre enfants :
- une première fille, Marie Joseph, naît le 22 janvier 1850 à DOUAI. Hélas elle décédera en bas-âge le 12 janvier 1852 à DENAIN
- un fils suivra, François André Joseph, né le 14 mars 1852 à DENAIN. Ouvrier mineur, il vient travailler dans notre commune à la Fosse 4 des mines de la Compagnie de Béthune. Il épouse le 19 février 1973 Palmyre BETRANCOURT, la fille d’Alexandre et de Catherine COQUELLE. François DEBRABANT décède à VERMELLES le 16 février 1895.
- une seconde fille, à qui l’on redonnera les mêmes prénoms Marie Joseph, naît le 16 juillet 1854 à DENAIN et décède à BAUVIN le 15 juillet 1863 à l’âge de neuf ans.
- enfin une autre fille, Sophie, née le 4 juillet 1859 à DENAIN, meurt elle aussi en bas-âge à BAUVIN le 14 février 1861.
Sur cette photo, le 17 octobre 1909, les époux DEBRABANT – NORMAND célèbrent leurs noces de diamant, après 61 années de vie commune, et après avoir traversé bien des vicissitudes et une vie de rude labeur.
Mais les instants de fête sont fugaces et le sort ne leur laissera hélas guère le temps de goûter au repos et au bonheur des justes.
Sophie décédera le 14 mai 1911, soit à peine plus de deux ans après cette photo. Et Henry s’éteindra à midi le 31 mars 1915, durant le premier conflit mondial, dans sa maison du Philosophe.
Leurs visages, certes marqués par la vie mais conservant toute leur noblesse, nous renseignent un peu plus sur ce qu’était le quotidien des Vermellois au début du siècle dernier.
Le centre de la commune en 1832

